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Militants africains pour la justice climatique

Femmes et enfants, premières victimes du changement climatique C’est pourquoi Voix de femmes s’engage au côté des populations défavorisées pour une justice climatique dans les communes rurales de la région du centre.

« AFRICAN ACTIVISTS FOR CLIMATE JUSTICE » est le nouveau projet de l’ONG Voix de Femmes pour sensibiliser la population burkinabè et le gouvernement sur les enjeux du changement climatique et promouvoir le travail en synergie pour une justice climatique.

Au-delà de l’impact environnemental, le changement climatique a également des répercussions sur l’économie, l’alimentation, la santé, etc. C’est pourquoi la recherche de justice climatique engage à limiter les inégalités.

Des études montrent que 203,4 millions de personnes ont dû être déplacées entre 2008 et 2015, à cause  de catastrophes naturelles.

Les pays en développement qui enregistrent pour la plupart des milliers de Personnes Déplacées Internes en lien avec d’autres problèmes contemporains (terrorisme,), et où se conjuguent faible niveau d’instruction, conditions de vie précaires et activités sylvo- pastorales, sont les premières victimes du changement climatique.

Au Burkina Faso, la recrudescence des aléas climatiques est à l’origine des changements et des perturbations des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques dont dépendent directement 80% de la population.

DES VULNÉRABILITÉS CROISÉES

La majorité de la population du pays (86 %) travaille dans le secteur agricole, qui manque d’adaptation et de résilience face au changement climatique. Les femmes représentent 65% des producteurs agricoles, et les femmes et les jeunes sont les plus touchés par le climat extrême, la dégradation des terres, la perte de biodiversité et la réduction de la production agricole. En tant que société patriarcale, l’inégalité entre les sexes est profondément ancrée dans les normes coutumières qui empêchent les femmes d’accéder à la terre et de la posséder, ainsi que de participer aux rôles décisionnels dans les communautés locales.

L’ACTION CLIMATIQUE est à la traîne, les cadres politiques ne protègent pas les droits Des femmes et des enfants

De plus, les lois environnementales, étant assez récentes au Burkina Faso, sont rarement appliquées pour empêcher les entreprises, comme les compagnies minières, de dégrader les ressources naturelles. Les communautés touchées luttent pour revendiquer et défendre leurs droits (à l’alimentation, à un environnement sain) en raison du manque de sensibilisation aux lois existantes, des taux d’analphabétisme élevés, de la mauvaise reconnaissance des lois coutumières, du manque de responsabilité de l’État et du coût élevé des procédures judiciaires.

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Comment amener donc la population Burkinabè à prendre conscience des enjeux du changement climatique, afin de travailler en synergie pour une justice climatique ?

Dans l’optique de construire une barrière aux changements climatiques et instaurer une justice climatique, Voix de Femmes en partenariat avec AFRICAN WOMEN’S DEVELOPMENT AND COMMUNICATION NETWORK (FEMNET) a entrepris de développer des actions à travers le projet « AFRICAN ACTIVISTS FOR CLIMATE JUSTICE » financé par le Ministère des Affaires Etrangère des Pays Bas. Ce projet sera mis en œuvre en consortium avec d’autres organisations de la société civile dont PACJA, Natural Justice, Oxfam Novib, FEMNET

L’objectif du projet est d’amener les citoyens burkinabè des villes et villages, ainsi que les acteurs étatiques, les élus locaux à prendre conscience des enjeux du changement climatique et décider de travailler en synergie pour une justice climatique.

La mise en œuvre du projet sera exécutée dans les régions du Centre et du Centre Nord et concernera principalement les communes de Saaba, Komki-Ipala, Koubri, Tanghin-Dassouri, Komsilga Pabré et la commune de Kaya.

Jusqu’en 2025, des activités seront mises en œuvre (sensibilisations, renforcement de connaissances et aptitudes, plaidoyer…). Ce projet compte renforcer les cadres de protection de l’environnement et des droits de l’homme grâce à des litiges d’impacts stratégiques et compte améliorer les capacités des communautés à réclamer et défendre leurs droits environnementaux et sociaux.

Les points focaux, les leaders communautaires, les cellules de suivi et de veille, les mouvements de femmes et de jeunes seront mis à contribution pour véhiculer les messages de justice climatique à l’ensemble des populations, pour leur permettre de connaitre leurs droits en la matière, afin d’identifier leurs attentes pour améliorer leurs conditions de vie.Justice climatique, un impératif pour nous sauver tous des conséquences du changement climatique

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